Vecteur Plus-Groupe Moniteur 7ème à Salvador de Bahia

Il était 2h57 cette nuit lorsque le Class40 Vecteur Plus-Groupe Moniteur franchissait la ligne d’arrivée de la 8ème Transat Jacques Vabre. Au terme de 23 jours 12 heures 57 minutes et 28 secondes, Bruno Jourdren et Nicolas Pichelin prennent ainsi la 7ème place du classement à 23 heures 55 minutes et 06 secondes du vainqueur Telecom Italia. Retour sur une belle aventure…

« ça fait plaisir de retoucher la terre ferme. C’était une super course mais pas toujours facile ! On a joué de malchance parfois mais l’essentiel reste les grands moments de mer partagés avec Bruno. »

Rappelons que la chance, leur a souri au Havre puisque Vecteur Plus-Groupe Moniteur annonçait qu’ils s’engageaient à leurs côtés à seulement 2 jours du départ. Un soutien inespéré et de taille pour ces deux marins talentueux. « On ne remerciera jamais assez Vecteur Plus-Groupe Moniteur de nous avoir permis de faire cette course dans les meilleures conditions » confie Nicolas à l’arrivée.

Et l’équipage a tenu ses promesses ! Après avoir remporté le Prologue Transat Jacques Vabre-Trophée Laguna et réalisé un superbe départ, les deux marins sont entrés dans le match dès le début de l’aventure. Après 6 jours de mer et à l’approche de Madère, le tandem s’offre même la 2ème place du classement pendant quelques heures.

« Aux Canaries, on s'est pris une pétole de 24 heures et à partir de cet instant, la messe était dite. Le comble, c'est qu'on était deuxième à ce moment-là et alors qu'on avait prévu de passer entre les îles, on s'est dit que finalement c'était bien de passer au large, histoire de jouer la sécurité. On a pris la même route que Telecom Italia en fait... Sauf que le vent est tombé et on est resté plus de 24 heures avec 0 noeud. ça a été un peu raide parce que tous nos adversaires s'en sont rendus compte et ils sont tous passés à l'intérieur. Résultat, on a rétrogradé de la deuxième à la 16ème place en une journée. Les boules ! Après, on s'est battu pour rattraper bateau par bateau mais le Pot au Noir s'est bien passé pour tout le monde et on n'a pas réussi à revenir autant qu'on l'espérait » raconte Nicolas.

Tout au long de la course le duo n’a rien lâché et a livré une véritable régate contre Groupe Partouche qui arrivera finalement quelques heures avant eux dans la Baie de Tous les Saints.

Mais ce qu’il faut retenir avant tout, ce sont les qualités incontestables de ce tout nouveau bateau dessiné par Rogers Yacht Design et mis à l’eau le 17 septembre. Une première course qui va au-delà des espérances de Bruno Jourdren : « C’était un premier test grandeur nature et nous avons validé pas mal de choses. Il y a toujours des petites améliorations à apporter mais je suis vraiment impressionné par la fiabilité du Class40 Vecteur Plus-Groupe Moniteur. Je suis très optimiste pour la suite.»

Les objectifs des coureurs et du bateau sont donc bel et bien remplis. Amis aussi bien à terre que complémentaire en mer, les deux hommes ont, à n’en pas douter, encore de belles courses devant eux. Désormais l’heure est au repos à Salvador de Bahia, un repos bien mérité car au terme de plus de 23 jours de transat, les corps ont été mis à rude épreuve. Leur aventure océanique s’est donc conclue dans la douceur de la nuit Bahianaise entourés de leurs proches et des autres concurrents, à faire et refaire la course, inlassablement… en attendant la prochaine…

Transat Jacques Valbre : course poursuite vers Salvador de Bahia

Ça bouge en class 40 ! Alors que les deux premiers de la flotte à savoir Telecom Italia et ATAO Audio System prennent leur envol et creusent sans cesse l’écart, derrière, c’est une bataille sans merci que se livrent les concurrents. Au pointage de 16h00, ce jeudi, Vecteur Plus-Groupe Moniteur pointe en 6ème position à 202,4 milles du leader.

Dans cette dernière ligne droite vers Bahia, on distingue désormais 3 groupes : les leaders suivis à plus de 100 milles par Chocolats Monbana, A.ST Group et Appart City (non localisé à 16h00), et enfin Groupe Partouche et Vecteur Plus-Groupe Moniteur à plus de 180 milles. A noter que pendant la nuit Novedia Set Environnement qui était encore hier dans l’étrave du duo Jourdren-Pichelin a perdu 66 milles sur ces derniers.

Désormais débarrassés d’un Pot au Noir qui a laissé des traces, Bruno Jourdren et Nicolas Pichelin entament une longue glissade sur une route directe vers Salvador de Bahia, portés par des Alizés du sud-est généreux. C’est donc une véritable course de vitesse qui s’annonce pour les heures à venir. « Après avoir passés le Cap Vert, nous avions comme but de rester à l’ouest de la flotte car nous avions une limite à 27W sur le Pot au Noir que nous voulions respecter. Plus à l'est de cette longitude, on s’est dit que cela ne passerait pas. Ensuite on s’était fixé de revenir en vitesse pure aux alentours de la 5ème ou 6ème place à l’entrée du Pot au Noir. ça avait assez bien commencé, malheureusement les conditions météo, toujours les mêmes, y’en a marre, ne nous ont pas permises de faire parler la puissance de notre bateau » raconte ce matin Nicolas.

S’il paraît difficile pour l’équipage de Vecteur Plus-Groupe Moniteur de reprendre des milles sur la tête de flotte, le Top 5 est encore accessible au duo qui bénéficie d’une monture ultra rapide. Actuellement, le class 40 file à 9,8 nœuds mais les moyennes pourraient augmenter dès le passage dans l’hémisphère Sud. « On est enfin sur une allure qui plaît plus à notre canot : travers 90° du vent. Pour le moment, on espère grappiller des milles en vitesse pure, c’est long, très long ! » précise Bruno.

Après plus de 18 jours de course qui n’ont laissé jusque-là aucun répit aux marins, on imagine la tension qui règne à bord. Accumulation de la fatigue, corps usés par le soleil et le sel, cette Transat est extrêmement difficile. « On a régulièrement du travail sur le bateau, on a cassé deux lattes de GV dans le Pot au Noir suite à un coup de 35 noeuds... ça nous a offert une belle douche d’eau douce ! On a accusé pas mal le coup pendant cette nuit blanche, on a mis du temps à récupérer car il y avait beaucoup de changement de voile, le vent ne restait jamais stable plus de 10 minutes en force et en direction... Depuis 24 heures, on a réussi à reprendre les quarts de nuit et à se reposer un peu mais la chaleur tape sur le système » explique Nicolas Pichelin.

Bénéficiant de conditions météo favorables jusqu’à la ligne d’arrivée les premiers devraient s’amarrer aux pontons du Centro Nautico de Bahia dimanche dans la journée. "Rien n’est fait, il y aura sûrement des cartes à jouer entre ceux qui passeront au large de la côte et ceux qui s’en rapprocheront, il peut y avoir des choses intéressantes à faire. "

L’écoute entre les dents, voici comment va se terminer cette incroyable régate océanique. 1 028,8 milles, c’est la distance qui sépare Vecteur Plus-Groupe Moniteur d’un repos bien mérité. En attendant, le duo devrait passer l’Equateur en fin de journée, tout un symbole…

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Vecteur Plus-Groupe Moniteur : La Course de vitesse

Bénéficiant toujours des alizés de secteur nord-est, la flotte des Class 40 se livre une véritable course de vitesse à l’approche de l’Archipel du Cap Vert. Ce vendredi au classement de 12h00, Vecteur Plus-Groupe Moniteur pointe en 8ème position à 63,3 milles du leader Chocolats Monbana (Telecom Italia n’étant pas localisé). Flashés à 9,3 nœuds, on imagine la concentration de Bruno Jourdren et Nicolas Pichelin qui doivent enchaîner les manœuvres pour revenir à tout prix sur le peloton de tête.

Décidément, cette 8ème Transat Jacques Vabre ne laissera aucun répit aux concurrents. Malgré leur 8ème place, l’équipage de Vecteur Plus-Groupe Moniteur possède toutes les cartes en main pour grignoter peu à peu les milles qui les séparent du Top 5. Alors qu’il reste 2 093,7 milles à parcourir et vu les nombreux rebondissements que nous offre la course depuis le début, on se dit que rien mais vraiment rien est joué !

Et ce n’est sans compter sur ce duo de choc dont le moral est plus que jamais au beau fixe. « Le bateau avance très vite en ce moment, mieux que la plupart de nos adversaires en tous les cas, donc on n’espère bien se refaire dans les prochains jours » expliquait Nicolas Pichelin, ce matin. « Tout est dessus ! Tout ce qui peut faire avancer le bateau. La stratégie maintenant est de préparer au mieux le passage des îles du Cap Vert. » Et Bruno Jourdren de rajouter : « Les fichiers météo sont plutôt bons. On est plus optimiste. Il y a quelques jours, on a perdu en prenant les îles Canaries par l’extérieur. On est resté coincé. Du coup, on s’est pris 20 heures de pétole. C’était un peu dur. Cette fois-ci, il ne va pas falloir se rater ! »

En effet, passer dans les îles ou à leur vent ? Voilà bel et bien la question des prochaines heures mais à voir les positions de ce matin, on suppose que Vecteur Plus-Groupe Moniteur a décidé de couper à travers l’Archipel qu’il devrait atteindre dans la soirée. A ce stade de la course, alors que la fatigue doit commencer à se faire ressentir, il faut rester plus vigilant que jamais, le moindre réglages, le moindre degré de barre peut très vite changer la donne. Plus qu’une Transatlantique, c’est à une véritable régate que l’on assiste…

Très confiants dans le potentiel de vitesse du bateau, Bruno et Nicolas savent pertinemment qu’il reste encore des coups à jouer ! Car après le passage du Cap Vert qui pourrait déjà redistribuer les cartes, il s’agira ensuite d’aborder le fameux Pot au Noir. Il reste de nombreux passages à niveau dans le scénario avant le clap final à Salvador de Bahia.

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Vecteur Plus-Groupe Moniteur : La remontée infernale

Ça file, ça glisse et ça remonte pour le duo Bruno Jourdren/ Nicolas Pichelin. Après 5 jours de course, les deux hommes prennent la 3ème position derrière Télécom Italia et Mistral Loisirs-Elior. Depuis mercredi 16h, Vecteur Plus–Groupe Moniteur croque à pleines dents le classement de cette 8ème édition de la Transat Jacques Vabre.

La bagarre fait rage le long des côtes Portugaises, seuls 24,5 petits milles séparent Vecteur Plus- Groupe Moniteur du leader… Auteurs d’un très joli coup en effectuant une route très ouest (la plus ouest de la flotte), Bruno et Nicolas réalisent depuis quelques heures une superbe remontée mais à bord les esprits ne s’emballent pas « On verra bien ce qui se passe devant. Les 48 prochaines heures vont être déterminantes, les fichiers météos sont encore incertains donc on verra bien à quelle sauce on va être mangé. Mais c’est effectivement super de revenir dans le match, d’être dans le tiercé de tête, on est très content de notre route et du bateau. On a pu tester Vecteur Plus-Groupe Moniteur dans tous types de temps et ça fonctionne plutôt bien entre nous » raconte Bruno.

Pour le moment le Class 40 navigue au près dans un léger flux de 6 nœuds de secteur sud mais les prochaines heures promettent de mettre les nerfs des marins à rude épreuve « Pour le moment, on échappe à la bulle anticyclonique qui est plus à terre mais on ne sait pas par où cela va passer pour la suite, s’inquiète Bruno, on va assister à une vraie partie d’échec. Est-ce qu’il faut profiter d’une route plus favorable mais avec moins de pression ou d’un route défavorable mais avec plus de vent, comme nous ? Le choix est cornélien… »

Vecteur Plus-Groupe Moniteur devrait franchir l’Archipel de Madère dans un peu moins de 3 jours, d’ici là c’est un véritable casse-tête chinois qui s’annonce. Bruno et Nicolas ont profité de ces dernières heures pour se reposer un peu. « On fonctionne toujours par quart de 2 heures et c’est très bien ainsi » précise le co-skipper. C’est une très belle course que nous offre le duo de Vecteur Plus-Groupe Moniteur, la bagarre perdure et le suspense demeure…

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Bon départ pour Vecteur Plus-Groupe Moniteur

Ils l'ont dit, ils l'ont fait ! Bruno Jourdren et Nicolas Pichelin, l'équipage du Class 40 Vecteur Plus-Groupe Moniteur a franchi la ligne de départ de cette 8ème Transat Jacques Vabre à 14h00 dans le peloton de tête. Le départ initialement prévu à 13h02 a dû être reporté en raison d'une manifestation des marins pêcheurs havrais qui ont bloqué le sas de sortie des bateaux. Sur zone un flux de Nord / Nord-Est d'une petite dizaine de nœuds gonflait solent et GV : des conditions idéales pour ce tout nouveau monocoque 40 pieds très léger. Au premier pointage de la journée à 16h, Vecteur Plus-Groupe Moniteur prenait la 3ème position. Une belle aventure océanique de 4 340 milles qui commence sous les meilleurs auspices.

A 10h ce matin, après une dernière interview, un dernier coup d'œil à la météo, le duo quittait les pontons du Bassin Paul Vatine au Havre, sous les applaudissements de leurs familles et amis. "Merci à tous !" s'est exclamé Nicolas. Un moment touchant teinté d'une émotion particulière. Détendu mais concentré, c'est un équipage serein qui a pris la mer. "Il n'y a pas de pression à avoir… Nous partons faire ce que nous aimons par dessus-tout, on ne va pas se plaindre de partir à Bahia quand même !" s'amuse Bruno.

Après avoir remporté le Prologue Transat Jacques Vabre – Trophée Laguna il y a tout juste une semaine, Vecteur Plus-Groupe Moniteur affiche clairement ses objectifs : franchir la ligne d'arrivée en tête au Brésil. "Nous en avons les moyens, le bateau est au top, quant à Bruno et moi on se connaît par cœur. En plus, la météo est plutôt à notre avantage pour la première partie de course nous allons partir dans de petits airs. Le début de course s'annonce calme mais d'emblée stratégique et subtil, ce qui est plus intéressant que de partir dans de la baston. On sait que l'on peut écrire une belle histoire, mais quoiqu'il arrive l'important est de donner le meilleur de soi-même et de se faire plaisir" confie Nicolas.

Il faut dire que depuis quelques jours, tout semble sourire à ce tandem chaleureux, "avec le soutien de Vecteur Plus-Groupe Moniteur, explique Bruno, les choses ne pouvaient pas mieux se passer. Nous avions déjà d'autres partenaires tels que Eska, Sirehna et Le Pal, parc d'attraction et parc animalier, mais là plus qu'un coup de pouce c'est une véritable chance qu'on nous offre. Et comptez sur nous pour la saisir ! "

A 14h00, la bataille faisait rage sur la ligne de départ, une flotte tellement pressée d'en découdre que 10 des 30 Classe 40 engagés ont anticipé le départ. Quant à Vecteur Plus-Groupe Moniteur, il a réalisé un très beau départ et se plaçait déjà en 3ème position à 8,2 nœuds au classement de 16h, derrière Télécom Italia et Clarke Offshore Racing.

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Vecteur Plus-Groupe Moniteur s'engage sur la Transat Jacques Vabre

Logomoniteurvecteur2_2 Information de dernière minute, c'est sous le nom de Vecteur Plus-Groupe Moniteur que le Class 40 de Bruno Jourdren et Nicolas Pichelin s'élancera samedi sur la 8ème Transat Jacques Vabre. Après avoir remporté le prologue Transat Jacques Vabre – Trophée Laguna samedi 27 octobre, le duo est heureux d'annoncer à 2 jours du départ, le soutien de Vecteur Plus – Groupe Moniteur à ses côtés. A croire que ces deux-là ont une bonne étoile. Présent dans la voile depuis 5 ans aux côtés d'Aloys Claquin en Mini 6.50, le groupe s'attaque aux 40 pieds et voit toujours plus large.

 

Un talent incontestable, de l'énergie à revendre et une motivation à toute épreuve, c'est l'esprit libre et bien accompagné que l'équipage va s'élancer demain samedi vers Salvador de Bahia. " C'est inespéré, ce qui nous arrive, se réjouit Nicolas Pichelin, nous avons passé tellement d'heures sur ce projet ! Nous n'avions vraiment pas le budget pour partir mais plus l'échéance approchait plus nous nous refusions d'envisager de rester à quai. C'est un incroyable cadeau que nous fait Vecteur Plus-Groupe Moniteur".

C'est sans aucun doute leur victoire sur le prologue qui a tout déclenché :" Nicolas Pichelin est Nantais, Vecteur Plus–Groupe Moniteur est implanté à Nantes, c'est donc très logiquement que nous avons décidé de soutenir cet équipage au très fort potentiel. C'est une belle façon pour nous de rentrer dans la cour des grands en quelque sorte et comme toujours de supporter une belle aventure sportive et humaine, explique Loïc Gertgen, Président de Vecteur Plus.

Un blog, en cours de réalisation permettra de suivre la Transat Jacques Vabre du 40 pieds avec un intervenant tout particulier puisqu'Aloys Claquin, skipper du mini vecteur Plus fraîchement arrivé à Bahia, animera régulièrement de petites rubriques, " je suis très heureux pour Bruno et Nicolas, le team s'agrandit, c'est vraiment une bonne chose ! Les Class 40 sont de superbes bateaux et je suivrai très assidument Vecteur Plus-Groupe Moniteur dans sa grande traversée ", explique Aloys.

Duo de longue date pour jeune trio

La rencontre entre Bruno et Nicolas s'est faite en 2001, les hommes travaillaient alors pour le trimaran Bonduelle, le courant passe tout de suite, c'est le début d'une grande aventure : Melges, Farr 52, multicoque… On ne compte plus les milles à leurs compteurs.

En juin, le tandem décide de participer à La Transat Jacques Vabre. C'est le très chic Composite Marine Internationale en Thaïlande qui construira le Class 40 de Bruno Jourdren dessiné par l'architecte Simon Rogers. L'équipage a réalisé sa qualification pour la Transat Jacques Vabre en venant au Havre, trois semaines après la mise à l'eau du bateau Un premier contact avec le bateau qui s'est révélé très prometteur : " Nous avons eu de superbes conditions ce qui nous a permis de tester le bateau à toutes les allures et dans plus ou moins de vent. Nous avons fait une pointe de vitesse à 20,3 nœuds, ce qui est très satisfaisant ", se réjouit Bruno Jourdren.

Si le duo se connaît par cœur, les deux hommes découvriront au fil des milles, les susceptibilités de leur nouvelle monture, un trio qui fait figure de favoris aujourd'hui sur le circuit des Class 40. Car ils ne le cachent pas c'est pour la gagne et uniquement pour la gagne que Vecteur Plus-Groupe Moniteur s'élancera demain, samedi 3 novembre du Havre.

" Il faut toujours partir gagnant sur une course ! Nous avons tous les éléments en mains pour faire de belles choses. Nous avons largement remporté le prologue, le bateau est fin prêt et les marins aussi " précise Nicolas.

A un peu moins de 24h du départ, Elise, la préparatrice du bateau s'affaire à régler les derniers détails. L'équipage est quant à lui déjà pleinement dans sa course " On fait pas mal de météo car les Class 40 ne disposent pas de routeur. Sinon en mer, nous allons fonctionner par quart de deux heures, a priori, je m'occuperai plus particulièrement de la météo et Nicolas de la marche du bateau ", explique le skipper.

La grande aventure vers le large de Vecteur Plus – Groupe Moniteur commence dès demain samedi à 13h02, avec à son bord deux marins d'exception qui auront à cœur de défendre les couleurs de leur tout nouveau partenaire.

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Le Mini Vecteur Plus à Salvador de Bahia

Il était 3h40 TU jeudi lorsqu'Aloys Claquin et son Vecteur Plus ont franchi la ligne d’arrivée libératrice de la Transat 6.50 Charente-Maritime/Bahia. Au terme de 25 jours 16 heures 23 minutes de course, Aloys Claquin terminait son aventure océanique à un peu plus de 8 jours du vainqueur Yves Le Blévec sur Actual. Le jeune skipper nantais a posé pieds à terre déçu de son classement (77ème) mais heureux d’être allé au bout. Retour sur la course d'Aloys…

1ère étape La Rochelle – Funchal (Madère) du 18 au 24 septembre
« Ce fut pour moi un super moment de mer. Je n’avais jamais autant pris de plaisir et surtout jamais poussé le bateau et le bonhomme à ce point. Ce que je retiendrai ce sont les surfs à plus de 15 nœuds le jour de mon anniversaire notamment mais aussi ce je ne sais quoi qui me poussait à me battre, à aller chercher le contact avec les bateaux de devant. Du début à la fin, c’est un super souvenir même si mon classement n’était pas celui espéré. En revanche, j’étais conscient de mes erreurs, météo notamment ! »

Le 24 Septembre ; Vecteur Plus franchissait la ligne d’arrivée de la première étape en 19ème position.

Escale à Madère du 24 Septembre au 6 Octobre

« L’escale était presque trop longue, j’ai vraiment eu le temps de me reposer, de me vider la tête et de préparer la 2ème étape.  »

2ème étape Funchal – Salvador de Bahia (Brésil) du 6 octobre au 1er Novembre

"Je suis parti très sereinement sur la deuxième étape, vu mon classement sur la 1ère, je pouvais presque tout me permettre, tout lâcher. Ma seule appréhension était de casser comme en 2005, j’appréhendais beaucoup le passage de l’Equateur. Les premiers jours, j’étais bien dans le match, je sentais bien ma course et mentalement, j’étais au top !
Et puis après le passage des Canaries, ce que je redoutais tant est arrivé : j'ai commencé à entendre des craquements au niveau du système de safran, mais vu qu'aux Canaries cela allait très vite je me suis dit : " mais non, tu divagues, tu repenses à 2005 ". (Aloys avait subit de gros problèmes de safran en 2005 qui l’avaient contraint à abandonner la course). Et bien non, le système reprenait du jeu et une des parties du système que l'on appelle les "u" se délaminait (le carbone perd de sa rigidité, les plis se décollent).

J’ai donc décidé de lever le pied, et bien évidemment, j’ai commencé à dégringoler dans le positionnement. Au début, j’avais l’intention de partir dans l’ouest de l'archipel car je pensais m’arrêter à Mindelo et puis je me suis dit que cela allait le faire, qu’il fallait finir, et reprendre ma stratégie de passage dans l’est de l’archipel du Cap Vert pour passer relativement « est » dans le pot au noir. C'est dans l’accélération du passage de l’île de Fogo qu’un crac plus important est survenu. Je n’avais plus le choix, contraint de faire escale à Mindelo au Cap Vert, j’ai perdu 36 heures sur la flotte. Mon objectif était alors d’aller jusqu’au bout quoiqu’il arrive !

L’escale, c’est plutôt bien passé grâce aux locaux et aux autres concurrents sans qui rien ne serait allé aussi vite. Je ne les remercierais jamais assez, psychologiquement, ils m’ont apporté beaucoup et m'ont bien reboosté pour repartir."

Dans quelles conditions as-tu abordé le Pot au Noir ?

" Ce n'était pas facile de se dire que les autres en étaient déjà sortis et que bien évidemment, je n’aurais pas le même système météo qu’eux et que les milles allaient encore et toujours s’accumuler en ma défaveur. Le Pot au Noir est vraiment un passage délicat mais tellement mythique, avec des paysages uniques. De ce côté là, c’était génial ! Mais il fallait conserver son envie de se battre, de revenir au classement : ça c’était dur… de s’inventer une course dans la course. Pour résumer, j’ai eu un Pot au Noir long mais pas vraiment sévère donc je m’en sors plutôt bien."

Sur la dernière partie du parcours nous n’avions ni positions, ni vitesses, comment cela s’est-il passé ?

"J’ai eu des conditions relativement clémentes ni trop ni pas assez de vent…Juste ce qui fallait pour arriver au plus vite à Bahia."

Tu as passé plus de 25 jours en mer tu avais assez d'avitaillement ?

"En m’arrêtant au Cap Vert, j’en ai profité pour embarquer un peu de frais et Alex Pella m’a bien dépanné en me donnant quelques lyophals (Alex ayant démâté, a abandonné au Cap Vert). C’était très sympa de sa part, je suis reparti avec tout ce qui me fallait."

La première chose à laquelle tu as pensé en franchissant la ligne ?

"Un ouf de soulagement ! Mais aussi beaucoup de déception pour mon partenaire Vecteur Plus et pour tous ceux qui me soutiennent. J’ai travaillé dur pour cette transat, j’ai encore joué de malchance mais c’est le jeu, celui de faire un sport mécanique…"

Maintenant que tu es à Bahia, dans quel état d’esprit te trouves-tu ?

"La priorité, c'est dormir et ranger le bateau, ensuite, je vais reprendre des forces, profiter des joies de Bahia et refaire la course avec les copains."

Comment vois-tu l’avenir ?

"Naviguer bien sûr ! Mais je ne veux pas prendre de décision à chaud. Où, quand, comment, sur quel bateau, je n’en sais rien. Je vais prendre le temps de réfléchir avant d’envisager l’avenir."

Malgré la déception, c'est une belle aventure qui s'achève pour Aloys Claquin. Le résultat n'est pas probant (77ème au classement provisoire) mais le jeune skipper a appris beaucoup sur lui:  " Je suis allais chercher des ressources inespérées et j'ai appris à être patient, c'est le côté positif ! " conclue-t-il.

Vecteur Plus : ça répare et ça repart…

Lundi matin, le mini Vecteur Plus se voyait contraint de rallier le port de Mindelo sur l’île de Sao Vicente au Cap Vert pour régler un problème de safran défaillant. Après 36h de réparation intensive, Aloys Claquin a repris la mer hier soir bien déterminé à rejoindre Salvador de Bahia au Brésil coûte que coûte. Retour sur ces dernières heures…

« Au bout du troisième jour de course, j'ai commencé à entendre des craquements au niveau du système de safran, mais vu qu'au passage des Canaries cela allait très vite je me suis dit : " mais non, tu divagues, tu repenses à 2005 ". (Aloys avait subit de gros problèmes de safran en 2005 qui l’avaient contraint à abandonner la course). Et bien non, le système reprenait du jeu et une des parties du système que l'on appelle les "u" se délaminait (le carbone perd de sa rigidité, les plis se décollent). J’ai donc décidé de lever le pied, et bien évidemment, j’ai commencé à dégringoler dans le positionnement. Au début, j’avais l’intention de partir dans l’ouest de l'archipel car je pensais m’arrêter à Mindelo et puis je me suis dit que cela allait le faire, qu’il fallait finir, et reprendre ma stratégie de passage dans l’est de l’archipel du Cap Vert  pour passer relativement « est » dans le pot au noir. C'est dans l’accélération du passage de l’île de Fogo qu’un crac plus important est survenu. Je n’avais plus le choix, il fallait rentrer et réparer… ».

C’est donc tôt lundi matin que le Vecteur Plus d’Aloys s’amarrait aux pontons de Mindelo, le bonhomme fatigué et le visage marqué par la déception. « J’ai dormi un peu en arrivant afin d’avoir les idées claires pour envisager la réparation, j’oscillais entre la colère et la déception, un sentiment étrange… ».

L’origine de la défaillance sera finalement vite décelée : il s’agirait en effet d’un problème d’isolation des matériaux. « Grâce à l’aide d’un artisan cap verdien, j’ai pu réparer dans les plus brefs délais c’est à dire remplacer les « u » en carbone par des « u » en inox. Je pense que cela me permettra au moins de rejoindre Bahia dans de bonnes conditions » précise-t-il.

Pour des raisons de sécurité de la flotte, Vecteur Plus ne disposait que de peu de temps puisque les bateaux accompagnateurs devaient continuer leurs routes et auraient eu alors des difficultés à assurer celle de Vecteur Plus.

« C’est super qu’il puisse repartir, se réjouit Jean-Philippe Flohic, son préparateur, et que l’on ait le fin mot de l’histoire, évidemment, il subsiste quelques inconnues mais l’important c’est qu’il traverse. Moralement, c’est très dur, cela fait plus d’un an qu’il n’a que ça en tête et rencontrer à nouveaux des problèmes de safrans était ce qui pouvait lui arriver de pire ».

Un coup dur en effet pour le jeune skipper nantais qui s’était donné les moyens tout au long de l’année de réussir sa Transat. Certes les objectifs de classement ne seront pas atteints mais en mer, n’est ce pas la persévérance et le plaisir de naviguer qui importent. Il se l’est juré, « je retournerai à Bahia ! » Il reste désormais un peu moins de 2 000 milles à parcourir pour essayer de grappiller ici ou là quelques places et terminer la belle aventure.

Le Cap Vert en ligne de mire

Ça roule, ça file, ça déboule sur le Cap Vert ce vendredi. Certes les premiers ont déjà mis l’Archipel dans leur tableau arrière mais derrière la bataille perdure et les compteurs s’affolent toujours ! A 6h00, ce vendredi matin, le Mini Vecteur Plus d’Aloys Claquin prenait la 26ème place du classement soit deux de mieux qu’hier soir. La nuit a probablement été courte sur Vecteur Plus mais efficace…

Alors que le vent est toujours au rendez-vous et que les abandons et avaries fusent, le skipper nantais suit tranquillement sa route très légèrement à l’ouest et devrait traverser l’Archipel du Cap Vert (passage obligatoire) dans les toutes prochaines heures. D’après sa position, on imagine que Vecteur Plus optera pour une route dans le sillage d’Yves Le Blévec soit entre les deux îles les plus à l’ouest de l’Archipel.

Si cette 26ème place, n’est bien évidemment pas celle espérée par Aloys, pour Corentin Douguet, vainqueur de la Transat 6.50 2005 et ami d’Alors, il ne faut pas s’affoler « La route est encore très longue… En 2005, j’avais perdu une grande partie de mon avance au passage du Cap Vert et l’histoire s’est bien terminée pour moi ! Quant à la suite, ce n’est pas forcément le premier qui entre dans le Pot au Noir qui en sort le premier, ça peut revenir de tous les côtés. En revanche, c’est vrai que la sortie de ce fameux Pot au Noir, sera elle plus déterminante pour la suite. »

En effet, le passage du Pot au Noir est une des zones les plus redoutées des marins. S’il n’y a pas vraiment de stratégie à adopter c’est avant tout l’anticipation, la réactivité et la vigilance qui feront la différence. « Je suis confiant quant à la course d’Aloys, je l’ai eu au téléphone juste avant le départ de Funchal est il me paraissait très serein. Je pense qu’il part avec un avantage sur cette étape puisqu’il n’a plus rien à perdre. Il peut tout donner, tout tenter… ça peut faire de belles choses. » précise Corentin.

Ce vendredi, après un peu plus de 6 jours de course, 166,46 milles séparent Aloys du leader Yves Le Blévec sur Actual. La route est encore longue et rien n’est joué. La fatigue doit commencer à se faire ressentir alors que la flotte a réalisé à peine un tiers des 3 100 milles du parcours.

Problèmes techniques pour Pierrick Lainé sur Wanit@doc...

Alors que Pierrick Lainé à la barre de son Wanit@doc réalisait un beau début de course, l’organisation de la Transat 6.50 Charente-Maritime / Salvador de Bahia annonçait hier à 18h00 que le marin avait cassé son bout-dehors et subissait des problèmes de pilote automatique.

Joint ce matin par téléphone, la direction de course n’en savait pas plus sur les intentions de Pierrick, de s’arrêter ou pas au Cap Vert. Denis Hugues, directeur de course, précisait cependant que « tout allait bien à bord de Wanit@doc ».

Départ dans du petit temps avant le grand sprint vers Bahia

Ils sont partis, ce samedi à 13h17 heure française ! Avec un peu de retard, car les concurrents (désormais 88), un peu trop pressés sur la ligne de départ, ont contraint les organisateurs à faire un rappel général. Ce lundi, après 2 jours et 4 heures de course, le Mini Vecteur Plus d’Aloys Claquin pointe en 7ème position.

Petit temps sur la ligne…

C’est un très beau début de course qu’effectue le skipper nantais, après un départ dans les starting blocks : il se plaçait 4e samedi à 16h00, 5e dimanche à 12h00. Il faut dire que les conditions (entre 5 et 7 noeuds de vent et petite houle) de samedi étaient particulièrement favorables pour Vecteur Plus selon les dires de l’intéressé « Sur la ligne, nous devrions avoir un peu moins d’une dizaine de nœuds de vent, c’est juste ce qu’il me faut ! J’adore les petits airs, c’est plus tactique et Vecteur Plus est très rapide dans le petit temps » précisait Aloys avant de quitter les pontons de Funchal samedi matin.

… Et pétole molle pour la première nuit

Qu’il préfère le petit temps c’est une chose mais rester englué toute une nuit au beau milieu d’une dorsale, cela en est une autre… Dès la première nuit, les nerfs devaient déjà être à vifs ! « C’est important d’être dans le match dès le début de l’étape, expliquait Aloys, il faut tout faire pour avoir le moral au beau fixe lorsqu’on s’attaque à 3 semaines de mer, alors si tu es déjà derrière au début, faut s’accrocher ! Quoiqu’il arrive, il ne faut surtout pas quitter le système météo des premiers, sinon tu es foutu ». Et il semble que le jeune skipper ait mis sa théorie en application, dimanche à 18h00, le petit bateau aux voiles bleues prenait la 6ème place.

Deuxième nuit difficile…

Après une deuxième nuit en mer, Vecteur Plus prenait ce matin à 6h00 la 14ème place, quelques places de perdues mais affichant toujours une bonne vitesse (7,5 nœuds) « Les concurrents placés à l’est ont touché du vent un peu plus tôt que les autres mais désormais cela se stabilise, c’est ce qui explique son retard cette nuit » précise Christian Dumard, son météorologue. Aloys Claquin faisait route ce matin, légèrement dans l’ouest des Iles et de la route du top 2 de la 1ère étape Isabelle Joschke et Yves Le Blevec. A quelques milles des Iles Canaries, là encore la pression monte à bord car appréhender cet archipel est toujours délicat en raison des forts dévents occasionnés par le relief des îles.

… Avant une remontée fulgurante

Il faut croire que c’est un stress qui lui va bien puisqu’au classement de 12h00, le nantais réalisait une incroyable remontée et s’adjugeait alors la 7ème place. Sur l’eau les conditions semblent forcir également car Vecteur Plus filait à près de 12 nœuds ! « Je pense qu’Aloys doit toucher un peu plus d’une vingtaine de nœuds. Il a opté pour une route médiane, ça me paraît pas mal finalement, car j’étais sûr que cela passerait plus significativement à l’est » avoue Christian.

Du changement donc au dernier classement mais l’élément le plus significatif reste le regroupement de la flotte puisque seulement 13 milles séparent Aloys du leader Laurent Bourgues (Adrénaline) et moins d’un mille entre les 3 premiers.

Le passage de l’ Archipel des Canaries pourrait donc changer la donne et relancer la course. Quant aux conditions météo, « elles resteront sensiblement les mêmes jusqu’à l’approche du Pot au Noir, toute la flotte est désormais bien calée dans les Alizés, il ne devrait pas y avoir de surprise » précise le routeur. C’est donc le départ d’un grand sprint vers Bahia, un sprint de près de 2 813 milles…