« juillet 2005 | Accueil | septembre 2005 »

Transat 6.50 2005 : Aloys Claquin dans les starting block

Le 17 septembre prochain, le jeune skipper nantais du Vecteur Plus Sailing Team, Aloys Claquin, s’élancera sur le parcours de la Transat 6.50 Charente Maritime / Bahia. A moins d’un mois du départ, Aloys Claquin est plus que jamais prêt à se battre. Une belle saison 2005 dans son sillage, le moment tant attendu est bientôt arrivé et l’adrénaline monte : si les résultats obtenus jusqu’à présents sont de bon augure, le navigateur poursuit sa préparation avec ardeur et organisation.

La Transat 6.50, un rêve longtemps attendu :

Vainqueur de la Pornichet Select 6.50 en mai dernier, 1er de l’Open demi-clé en juillet, 2eme derrière Corentin Douguet lors de la Transgascogne en août… du haut de ses 22 ans, le jeune nantais Aloys Claquin n’en est pas à sa première course et ses résultats tout au long de l’année sur le circuit Mini laissent présager un beau parcours pour les années à venir. En attendant, l’heure de la Transat 6.50 est proche. Désormais considéré comme l’un des favoris de cette 15e édition, Aloys est plus que jamais déterminé à réaliser son « rêve de gosse » comme il le dit si bien. Accompagné depuis trois ans par son sponsor Vecteur Plus, le skipper voit ses efforts récompensés : « Toute la saison 2005 a été consacrée à ma préparation sur l’eau. Pour moi, la Transat 6.50, c’est une grande aventure beaucoup plus qu’une simple course et être accompagné par l’ensemble du team Vecteur Plus tout au long de ce parcours est une grande chance dont je suis conscient » explique-t-il. C’est en effet tout le travail d’un team qui permettra l’accomplissement de ce vœu car la Transat 6.50 c’est tout un mythe dans le milieu de la voile.

La Rochelle – Bahia … et Mini deviendra grand :

Une « école » pour certains, une « légende » pour d’autres, un rêve pour tous les apprentis et surtout, le synonyme d’une aventure unique. Les plus grands y ont fait leurs premiers pas avant de se révéler au grand jour. Car si discrète soit-elle, la Mini est bien la course des talents de demain. Livrés à eux-même au milieu de l’océan sans aucune assistance et sans autres armes que leur courage et leur ténacité, les participants n’ont d’autre leitmotiv que leur envie d’aller au bout et de se dépasser. Pour certains, c’est l’étape décisive pour pouvoir entrer dans la cour des grands. Roland Jourdain, Ellen McArthur, Michel Desjoyeaux, Loick et Bruno Peyron…quelques noms à faire tourner la tête. Pour les 72 participants, le parcours sera semé d’embûches : 4 250 milles en solitaire sur un petit bateau de 6m50, la périlleuse traversée du golfe de Gascogne, le passage du redoutable Pot au Noir… Un vrai parcours du combattant qui exige une bonne préparation et une excellente connaissance de son bateau.

Dernier run avant le départ

Alors pour Aloys, l’heure est plus que jamais aux préparatifs : « Nous remettons le bateau cette semaine. Je partirai naviguer trois jours en solitaire afin de me remettre dans le bain. Je dois aussi gérer tout l’aspect logistique : avitaillement, pharmacie de bord… sans oublier de me reposer un peu car je pars pour 2 mois en mer, cela va être intensif ». Son impatience, le jeune nantais ne la dissimule pas, tout comme son envie de faire un bon résultat : «J’aimerais faire un beau score. Etre parmi les cinq premiers, ce serait bien, mais j’ai conscience que la concurrence sera rude et les trois dernières éditions ont été remportées par des marins qui avaient déjà courue la Mini ».

La Mini : une histoire de famille

Mais dans ses veines coule le sang d’un vainqueur, et pas n’importe lequel : Daniel Gilard , le premier à avoir remporté la Mini, il y a 28 ans. Disparu tragiquement en mer en 1987, son oncle est de ceux qui ont marqué l’histoire de la course au large. C’est à bord de Petit Dauphin que le navigateur achevait en 38 jours une transatlantique alors considérée comme une véritable folie dans le monde de la voile. « De cette première édition de la Mini-Transat, on a peu parlé. Une sorte de silence hostile a recouvert la régate. Tout le monde était contre...Bref, pour tous, nous courons à l’hécatombe. De toute part, on nous prophétise des naufrages et des noyades. Nous sommes fous à lier d’affronter l’Atlantique sur nos coques de noix » écrivait-il quelques années plus tard dans Petit Dauphin sur la peau du Diable (éditions Julliard). En remportant la 1ere édition, il donnait son nom au Trophée destiné au lauréat…un signe pour Aloys ? Nul ne peut encore l’affirmer mais quoiqu’il en soit, pour le jeune nantais, le 17 septembre 2005 marquera l’aboutissement d’un projet de longue date et peut-être aussi, si les vents lui sont favorables, l’émergence de nouveaux horizons.

La Transat de A à Z vue par Aloys :

A             bien sûr comme Amour car cela fait bien longtemps que j’en rêve et bien entendu Apprenti car c’est ma première grande expérience et je vais bientôt faire ……le grand saut !!!

           comme Bêtise : la peur de tomber dans de grosses erreurs de stratégies ou de manœuvres

C             comme Convivialité : des rencontres humaines, de nouveaux paysages, un voyage à part entière….

D             Désir le plus profond d’arriver de l’autre côté de l’Atlantique.

E             Entraînement pour naviguer serein sur toutes les courses de la saison et être prêt le jour J. 

F             comme Fiesta !

G             Gérer au mieux l’ensemble du projet    

H             une aventure Humaine

I              comme Ingéniosité en espérant avoir fait les bons choix

            comme Jeune : jeune qui n’en veut !!!!

K             comme kilos mal placés : la chasse au poids, une quasi obsession

L             comme Littérature : retranscrire nos émotions durant ce voyage

M             comme Mai-Moana le nom de mon bateau

N             comme Naïveté infantile que je retrouve en montant sur mon bateau

           comme Oxygène que l’on retrouvera en pleine mer, loin de la civilisation 

P             Privilégié de vivre ma passion

           comme Quille que j’espère garder pour toujours car elle me permet d’avoir la tête à l’endroit

R             Réaction et action au bon moment

S             Sport et donc compétitivité pendant plus d’un mois et demi !!!!!

           Travail la phrase de Vincent Riou qui m’a marqué : « La sensation du travail bien fait »

U             Utile ne rien emmener qui ne sert à rien...

V             Véloce ; exploiter les qualités de mon bateau au mieux

W            Wagon de l’expression « ne pas être dans le dernier »

X             mon gréement à la forme de cette lettre...

Y             Yogging que je déteste faire…

Z             comme Zoé mon premier animal de compagnie un…lapin ….               Ou Zénith, chaleur sous l’équateur.


Pour plus d’information : www.vecteurplus-sailingteam.com

et http://www.aloysclaquin.com

Le site de la course : www.transat650.org

Vecteur Plus sur la deuxième marche du podium de la Transgascogne.

A près d’un mois du départ de la Transat 6.50 Charente Maritime – Salvador de Bahia, Vecteur Plus skippé par Aloys Claquin s’empare de la deuxième place du podium de la Transgascogne. Les 3 minis 6.50 du Vecteur Plus Sailing Team ont fait le déplacement pour le dernier grand rendez-vous avant la Transat 6.50. Cette course qui fêtait ses 10 ans, est partie de Port Bourgenay - direction Gijon – en contournant l’île d’Yeu et Belle Ile. Après quelques jours de repos dans les Asturies, les « ministes » ont repris leurs montures en direction du port Vendéen.

Première étape : du vent et une baleine
Samedi 22 juillet, Didier Le Vourch sur Servomap a fait une belle entrée en matière puisqu’il a terminé 2e du prologue aux cotés d’Yves Le Blevec.

C’est dimanche 23 juillet que les choses sérieuses ont commencé pour les 67 concurrents de la Transgascogne. Après avoir retardé de quelques heures le départ à cause des conditions de mer difficiles à la sortie de Port Bourgenay, le comité a lancé une procédure de départ en fin d’après-midi dans une houle soutenu et un vent de sud ouest de 10 nœuds.

Alors que les conditions météo se sont avérées difficiles dès la première nuit et que plusieurs minis ont fait demi tour, les bateaux du Vecteur Plus Sailing Team ont fait bonnes figures : au pointage officiel de Nord Poulain, Servomap de Didier Le Vourch était pointé à la 2e place, Aloys claquin sur Vecteur Plus, 8e et Pierrick Lainé sur Adoc Solutions, 29e. «  Le vent, à Nord Poulain, était très fort, on a eu des rafales jusqu’à 38 nœuds, la mer était hachée mais le bateau a très bien tenu, c’est de bonne augure avant la Transat 6.50 ! » commente le skipper de Vecteur Plus.

Le lundi fut plus clément et c’est avec une mer plus calme et un vent oscillant entre 10 et 15 nœuds que les concurrents ont fait route vers l’Espagne. A l’aise dans ces conditions Aloys Claquin a réalisé la plus belle remonté et vient se placer en tête de la flotte mardi matin à moins de 100 milles de l’arrivée.

La dernière rotation ne fut pas en faveur du jeune skipper et c’est en 2e position, 1h40 après le premier, que Vecteur Plus franchi la ligne d’arrivée. Didier Le Vourch à bord de Servomap, s’octroie une belle 5e place. Pierrick Lainé, inscrit en double dans cette Transgascogne fini 5e.

Anecdote à bord de Vecteur Plus : A quelques encablures de l’arrivée, grosse frayeur pour le skipper de Vecteur Plus qui a tiré quelques bords avec une baleine joueuse avide de contact avec ce bateau plus petit qu’elle ! Heureusement plus de peur que de mal, après quelques coups dans la quille, le cétacé a rejoint les siens.

Deuxième étape : un podium de plus pour le Vecteur Plus Sailing Team
Samedi 30 juillet, la flotte des minis, composée alors de 57 bateaux a repris le chemin de la ligne de départ pour la deuxième étape de la Transgascogne, direction Port Bourgenay. Auteur du meilleur départ, Pierrick Lainé et Charly Dalin sur Adoc Solutions passent la bouée de dégagement en tête.

Le vent d’ouest de 10/15 nœuds a permis aux minis de quitter rapidement les côtes espagnoles et de tracer vers la Vendée au reaching sous genaker. Rapide dans ces conditions, Vecteur Plus est remonté vers la tête de la flotte malgré un mauvais départ « Les conditions étaient fabuleuses : j’e marchais à 12 nœuds sous le soleil ! J’ai rattrapé les bateaux un à un grâce à une bonne vitesse et quelques coups tactiques dans les nuages » explique Aloys. Après être monté jusqu’à 18 nœuds, le vent est redescendu dans la nuit. Dimanche, le vent oscillait entre le sud ouest et le nord ouest en fonction des grains, la tendance était à l’amollissement.

A l’arrivée, Vecteur Plus a joué des coudes avec E. Leclerc - Bouygues Telecom et termine moins de 6 minutes derrière. « Je suis très content de cette place », note le skipper de Vecteur Plus «j’ai navigué en configuration transat sur la deuxième étape. Je me suis forcé à dormir, à manger correctement et très peu barrer. »

Au classement général « proto solo » Aloys Claquin termine 2e à 1h46 de Corentin Douguet. Servomap de Didier Le Vourch achève la dernière course de la saison à la 6e place « Je suis resté bloqué dans une bulle sans vent et j’ai beaucoup perdu. Je suis déçu de ce résultat d’autant plus que c’était ma dernière course avec ce bateau auquel je me suis beaucoup attaché ». Dans la catégorie « proto double », Adoc Solutions se classe 5e « C’était une belle régate. Nous avons cassé le bout dehors et le temps qu’on répare, les concurrents avaient pris le large.»

Un bon bilan pour Aloys Claquin
Pour Aloys le bilan de la saison est bon « le bateau se porte bien, je navigue confiant. Tout se déroule comme on l’avait souhaité. Je vais aborder la Transat 6.50 sereinement et je me prépare à une belle bagarre avec Corentin Douguet ! Je suis également heureux pour le Team, sur toutes les régates de la saison, il y a toujours eu un bateau du Vecteur Plus Sailing Team sur le podium.»

Prochain rendez vous pour le Vecteur Plus Sailing Team, le 17 Septembre à 17h17 pour le départ de la Transat 6.50 Charente Maritime – Salvador de Bahia.

Pour plus d’information : www.vecteurplus-sailingteam.com

Et http://www.aloysclaquin.com