Bénéficiant toujours des alizés de secteur nord-est, la flotte des Class 40 se livre une véritable course de vitesse à l’approche de l’Archipel du Cap Vert. Ce vendredi au classement de 12h00, Vecteur Plus-Groupe Moniteur pointe en 8ème position à 63,3 milles du leader Chocolats Monbana (Telecom Italia n’étant pas localisé). Flashés à 9,3 nœuds, on imagine la concentration de Bruno Jourdren et Nicolas Pichelin qui doivent enchaîner les manœuvres pour revenir à tout prix sur le peloton de tête.
Décidément, cette 8ème Transat Jacques Vabre ne laissera aucun répit aux concurrents. Malgré leur 8ème place, l’équipage de Vecteur Plus-Groupe Moniteur possède toutes les cartes en main pour grignoter peu à peu les milles qui les séparent du Top 5. Alors qu’il reste 2 093,7 milles à parcourir et vu les nombreux rebondissements que nous offre la course depuis le début, on se dit que rien mais vraiment rien est joué !
Et ce n’est sans compter sur ce duo de choc dont le moral est plus que jamais au beau fixe. « Le bateau avance très vite en ce moment, mieux que la plupart de nos adversaires en tous les cas, donc on n’espère bien se refaire dans les prochains jours » expliquait Nicolas Pichelin, ce matin. « Tout est dessus ! Tout ce qui peut faire avancer le bateau. La stratégie maintenant est de préparer au mieux le passage des îles du Cap Vert. » Et Bruno Jourdren de rajouter : « Les fichiers météo sont plutôt bons. On est plus optimiste. Il y a quelques jours, on a perdu en prenant les îles Canaries par l’extérieur. On est resté coincé. Du coup, on s’est pris 20 heures de pétole. C’était un peu dur. Cette fois-ci, il ne va pas falloir se rater ! »
En effet, passer dans les îles ou à leur vent ? Voilà bel et bien la question des prochaines heures mais à voir les positions de ce matin, on suppose que Vecteur Plus-Groupe Moniteur a décidé de couper à travers l’Archipel qu’il devrait atteindre dans la soirée. A ce stade de la course, alors que la fatigue doit commencer à se faire ressentir, il faut rester plus vigilant que jamais, le moindre réglages, le moindre degré de barre peut très vite changer la donne. Plus qu’une Transatlantique, c’est à une véritable régate que l’on assiste…
Très confiants dans le potentiel de vitesse du bateau, Bruno et Nicolas savent pertinemment qu’il reste encore des coups à jouer ! Car après le passage du Cap Vert qui pourrait déjà redistribuer les cartes, il s’agira ensuite d’aborder le fameux Pot au Noir. Il reste de nombreux passages à niveau dans le scénario avant le clap final à Salvador de Bahia.
Suivez la Transat Jacques Vabre de Bruno Jourdren et Nicolas Pichelin sur http://www.transat-jacques-vabre-class-40.fr/
Commentaires