A J-1 : Fin prêt pour Bahia
Samedi 6 octobre à 13h02 heure française, l’aventure continuera pour les 89 protagonistes de la Transat 6.50 Charente-Maritime / Bahia 2007. Après une escale d’une dizaine de jours, tous reprendront la mer en direction de Salvador de Bahia au Brésil. 19ème de la 1ère étape le Mini Vecteur Plus a une revanche à prendre. Et si finalement, cette étape vers Madère n’était qu’une mise en bouche, si rien n’était joué et que tout restait à faire…
Si l’on regarde les chiffres, il est vrai que la 19ème place d’Aloys n’est pas vraiment celle espérée mais si l’on regarde de plus près les écarts de temps entre les coureurs et les 3100 milles qui restent à parcourir, on se dit que tout est possible. Les éditions précédentes l’ont prouvé à maintes reprises, tant que l’on n’a pas franchi la ligne d’arrivée, tout peut arriver !
Alors, à seulement 6 heures du 5ème (Adrien Hardy sur Brossard), le top 5 est à porté de main et on se prend à rêver…
Et justement si Aloys rêve d’une chose en ce moment, c’est bel et bien de repartir, non pas lassé de cette escale madérienne mais impatient d’en découdre et de rattraper ses quelques heures de retard sur les petits copains de devant. « J’ai pris pas mal de recul par rapport à la première étape et il faut véritablement que j’arrive à faire ma course, à suivre mon feeling et à arrêter de suivre les autres ! » Une 2ème étape qui aura une saveur toute particulière pour le skipper de Vecteur Plus, contraint à abandonner en 2005 à hauteur de l’Equateur suite à la casse de ses deux safrans. « C’est un peu comme après un accident de voiture, je vais forcément appréhender un peu cette partie mais ça me donne d’autant plus de motivation : aller toujours plus loin et plus vite surtout qu’en 2005 ! En fait, j’ai sectorisé le parcours, disons que je me fais mes propres étapes, c’est plus facile mentalement de se fixer des caps car 3 semaines de course, ça paraît long ».
La route sera longue et semée d’embûches : la descente vers l’Archipel des Canaries suivi de celui du Cap Vert avant d’affronter le terrible Pot au Noir tant redouté de tous les marins. Côté météo, Aloys n’aura pas le temps de s’ennuyer : entre les alizés du nord-est et les alizés du sud-est, il va falloir négocier au mieux les zones de transition entre les différents systèmes météo. « La tendance pour le départ est plutôt faible mais les fichiers sont encore flous pour le moment » explique Aloys.
Une transatlantique de 3100 milles en solitaire sur un bateau de 6m50, ce n’est pas une mince affaire. Près de 3 semaines de mer, cela ne s’improvise pas : « J’embarque les 110 litres d’eau obligatoires et 15 litres de plus au cas où. J’ai également prévu l’équivalent de 14 kg de nourriture, du Lyophal surtout et un peu de frais pour les premiers jours ».
Bien reposé et bien préparé, tout est prêt donc sur les pontons de Funchal pour le Mini Vecteur Plus et son jeune skipper. Après avoir tiré les leçons d’une première étape en demi-teinte, Aloys part serein. Dans 24h, le skipper nantais et ses 88 camarades rentreront sur leur terrain de jeu favori, le plus immense qui soit… l’Océan Atlantique.
