A J-1 : Fin prêt pour Bahia

Samedi 6 octobre à 13h02 heure française, l’aventure continuera pour les 89 protagonistes de la Transat 6.50 Charente-Maritime / Bahia 2007. Après une escale d’une dizaine de jours, tous reprendront la mer en direction de Salvador de Bahia au Brésil. 19ème de la 1ère étape le Mini Vecteur Plus a une revanche à prendre. Et si finalement, cette étape vers Madère n’était qu’une mise en bouche, si rien n’était joué et que tout restait à faire…

Si l’on regarde les chiffres, il est vrai que la 19ème place d’Aloys n’est pas vraiment celle espérée mais si l’on regarde de plus près les écarts de temps entre les coureurs et les 3100 milles qui restent à parcourir, on se dit que tout est possible. Les éditions précédentes l’ont prouvé à maintes reprises, tant que l’on n’a pas franchi la ligne d’arrivée, tout peut arriver !

Alors, à seulement 6 heures du 5ème (Adrien Hardy sur Brossard), le top 5 est à porté de main et on se prend à rêver…

Et justement si Aloys rêve d’une chose en ce moment, c’est bel et bien de repartir, non pas lassé de cette escale madérienne mais impatient d’en découdre et de rattraper ses quelques heures de retard sur les petits copains de devant. « J’ai pris pas mal de recul par rapport à la première étape et il faut véritablement que j’arrive à faire ma course, à suivre mon feeling et à arrêter de suivre les autres ! » Une 2ème étape qui aura une saveur toute particulière pour le skipper de Vecteur Plus, contraint à abandonner en 2005 à hauteur de l’Equateur suite à la casse de ses deux safrans. « C’est un peu comme après un accident de voiture, je vais forcément appréhender un peu cette partie mais ça me donne d’autant plus de motivation : aller toujours plus loin et plus vite surtout qu’en 2005 !  En fait, j’ai sectorisé le parcours, disons que je me fais mes propres étapes, c’est plus facile mentalement de se fixer des caps car 3 semaines de course, ça paraît long ».

La route sera longue et semée d’embûches : la descente vers l’Archipel des Canaries suivi de celui du Cap Vert avant d’affronter le terrible Pot au Noir tant redouté de tous les marins. Côté météo, Aloys n’aura pas le temps de s’ennuyer : entre les alizés du nord-est et les alizés du sud-est, il va falloir négocier au mieux les zones de transition entre les différents systèmes météo. « La tendance pour le départ est plutôt faible mais les fichiers sont encore flous pour le moment » explique Aloys.

Une transatlantique de 3100 milles en solitaire sur un bateau de 6m50, ce n’est pas une mince affaire. Près de 3 semaines de mer, cela ne s’improvise pas : « J’embarque les 110 litres d’eau obligatoires et 15 litres de plus au cas où. J’ai également  prévu l’équivalent de 14 kg de nourriture, du Lyophal surtout et un peu de frais pour les premiers jours ».

Bien reposé et bien préparé, tout est prêt donc sur les pontons de Funchal pour le Mini Vecteur Plus et son jeune skipper. Après avoir tiré les leçons d’une première étape en demi-teinte, Aloys part serein. Dans 24h, le skipper nantais et ses 88 camarades rentreront sur leur terrain de jeu favori, le plus immense qui soit… l’Océan Atlantique.

Clap de fin sur le premier acte pour Vecteur Plus

6 jours 8 heures 33 minutes et 9 secondes, pour rallier la tant attendue Ile de Madère. A 19h11mn9s, hier soir Aloys Claquin et son Vecteur Plus franchissaient la ligne d’arrivée de la 1ère étape de la Transat 6.50 2007 en 19ème position. C’est un Aloys, un peu déçu d’avoir joué les seconds rôles mais heureux d’être arrivé qui a fait ses premiers pas sur les pontons de Funchal.

«Magique !» tel fut son premier mot. C’est donc ici sur l’Ile de Madère que se termine le premier acte de cette pièce riche en émotions. Comme tous les protagonistes de cette course effrénée, Aloys Claquin a vécu les dernières heures de course les nerfs à vif. Après sa longue glissade vers Funchal, Vecteur plus s’est fait à son tour prendre par les dévents et forts courants occasionnés par l’Ile. Un classique certes, mais pas toujours facile à négocier après plus de 6 jours de course en solitaire.

Si tu devais faire le pitch de ta course ?

« Je dirais que c’est la course d’un gamin de 25 ans (qu’il a fêté pendant l’étape) qui a passé les meilleurs moments en mer de sa vie lors de cette étape de folie ! Et qui dit gamin dit « insouciance »…

« J’étais tellement à fond tout le temps que par moment j’en oubliais de privilégier la stratégie. Je suis conscient d’avoir fait des erreurs, notamment en étant toujours un peu trop bas au portant, j’étais trop souvent en dessous de la route. C’est un peu comme un joueur de foot qui coure pleine balle sur le terrain mais qui en oublie d’aller marquer le but ! Dès que je voyais des bateaux devant, j’avais envie d’aller jouer, de grappiller des milles… Je me disais, je vais les avoir ! Même si le classement ne le démontre pas vraiment, je n’ai jamais été autant ‘au taquet’. Je me suis vraiment dépassé… »

La descente vers Funchal s’est faite en accélérée, comment a réagi le bateau à ce régime là ?

« Je n’avais jamais navigué à ces vitesses là : c’est impressionnant… C’est le genre de sensations que l’on n’imagine même pas. Vecteur Plus a glissé à merveille. Constamment accroché à la barre, à régler sans cesse le bateau pour surfer toujours plus vite. Je n’ai fait qu’un seul petit vrac et je n’ai quasiment rien cassé : rien de grave en tout cas.

C’est la première fois que je ressens à ce point là, l’harmonie qu’il peut y avoir entre un bateau et son skipper. Jusque là, j’étais un peu du genre à avoir la poisse : à tellement craindre la casse que tu prends tout ce qui flotte ! Or, sur cette étape j’étais tellement serein qu’il ne pouvait rien m’arriver. »

Qu’est ce que tu n’avais pas prévu dans le scénario ?

« J’ai été gêné par un cargo un bout de temps, obligé d’enchaîner les empannages. A ce moment là, j’étais dans le tableau arrière d’Adrien Hardy (Brossard), et je suis contraint de faire un contre-bord à Ortegal, je perds Adrien, et je suis tellement énervé que j’en perds mes repères. Il m’a coûté cher ce cargo ! »

Si tu devais zoomer sur un moment en particulier ?

« Sans hésiter, les pointes de vitesse à plus de 15 noeuds le jour de mon anniversaire (le 20 septembre). Des surfs à n’en plus finir… Magique, incroyable, surréaliste, je ne saurais pas mettre des mots sur ces sensations. »

Un mot sur les acteurs principaux…

«Les Intouchables ». « Ils sont hyper impressionnants avec leurs avions de chasse. Ils ont réalisé des moyennes de dingues. Isa a fait une route très propre, Yves fait une remontée fulgurante, Sam est d’une sérénité à toute épreuve. La conjugaison de leurs nouveaux protos à leur expérience…. Ça fait mal ! Mais bon, on est plein de petits jeunes ou moins jeunes d’ailleurs, bien déterminés à changer la fin du film… »

Justement, et la bande originale ?

« RFI… car j’ai oublié de prendre le cordon qui me permettait d’avoir de la musique ! Déjà que l’on vit des moments extraordinaires mais alors avec RFI et le doux accent des doudous africaines, qui te font voyager d’un bout à l’autre de la planète c’est carrément surréaliste ! »

C’est donc un Aloys « heureux » qui est arrivé à Madère. « L’accueil est génial autant du côté de l’organisation que des locaux, ça fait beaucoup de bien après plus de 6 jours de mer » Si le classement est loin d’être à la hauteur des espérances du jeune marin et de fait, le plaisir qui découle de son aventure, n’a lui pas de prix. Conscient de ses progrès mais aussi de ses erreurs. Cette année, le casting est difficile mais la route n’est pas finie, seulement 6h séparent Aloys d’Adrien Hardy (5ème), le nantais peut donc encore revenir dans le match.

Les 89 concurrents bénéficient désormais d’un entracte de 12 jours avant d’écrire le scénario de ce long métrage qui les conduira 3100 plus loin vers la chaude ambiance brésilienne. En attendant, en studio, ce sera repos dans un bon lit ou autour d’un verre mais inévitablement en refaisant le film… le film de la course.

Vecteur Plus : Tout schuss vers Madère

A 12h38 précises, ce mardi 18 septembre, les 89 concurrents de la Transat 6.50 Charente-Maritime / Salvador de Bahia 2007 mettaient les voiles pour 1 100 milles nautiques en direction de l’Ile de Funchal à Madère, terminus de cette première étape. Sous un soleil éclatant et dans une jolie brise d’un peu plus de 15 nœuds de nord, la flotte a pris d’assaut la ligne de départ.

« Conditions idéales » se réjouissait ce matin Aloys, « un départ un peu sportif, histoire de se mettre dans le match et une quinzaine de nœuds pour la suite… Je ne pouvais rêver mieux ! C’est exactement ce qu’il me faut mais il ne faudra pas mollir car les premiers à Cap Finisterre creuseront l’écart par la suite en touchant les alizés portugais ».

Mer plate, entre 15 et 20 nœuds de vent de secteur nord, le spectacle est d’une incroyable beauté sur la ligne de départ, tout schuss, les 89 Minis (un record) en lice se sont élancés au près et en masse vers la bouée des Minimes avant de prendre le grand large.

Au passage de la bouée de dégagement, Vecteur Plus était dans le match et filait sous spi avec ses 88 camarades de jeu.

Vers 7h30 ce matin, après un ultime coup de téléphone à Christian Dumard son météorologue, et quelques poignées de mains chaleureuses aux copains venu l’encourager une dernière fois, il était temps de larguer les amarres.

Le fond de l’air est frais, les pavillons flottent, le jour se lève : entouré de son préparateur Jean-Philippe Flohic et de Ronan Lafaix, son coach, le skipper nantais affichait une sérénité à toute épreuve. « Enfin ! On part ! J’ai une patate incroyable, j’ai envie de me battre d’aller la chercher cette course… En général, c’est un moment un peu spécial les dernières minutes à terre, là je suis détendu, heureux, tout simplement… J’ai quand même une petite pensée pour tout Vecteur Plus qui a toujours cru en moi, c’est grâce à eux que j’en suis là. Ils sont un peu ma deuxième famille ! Jean-Loïc Gertgen, Président Directeur Général de Vecteur Plus, m’a donné ma chance en 2003, je ne lui serai jamais assez reconnaissant. Le courant est tout de suite passé entre nous. Même si lors de cette solitaire, je serai seul à la barre, toute l’équipe de Vecteur Plus m’accompagnera pendant ma Transat. Cette course, je la fais autant pour moi que pour eux » .

Cette course, il l’a préparé, il la veut et Aloys fera tout pour aller la chercher. Les conditions météo devraient se maintenir dans les heures à venir et les coureurs pourraient bénéficier de vents portants de la Péninsule Ibérique à Madère. L’étape sera belle, disputée et sans relâche, les premiers devraient passer Cap Finisterre dans la nuit de jeudi à vendredi et atteindre l’archipel de Madère dans 5 ou 6 jours.

Départ de la Transat 6.50, demain 12h30

Le Comité de course a tranché, le départ de l’édition 2007 de la Transat 6.50 Charente-Maritime / Salvador de Bahia au Brésil sera donné demain mardi à 12h30 au large de La Rochelle. Une première étape qui emmènera la flotte à Funchal (Madère) 1 100 milles plus tard. Une « mise en jambe », avant les 3 100 milles vers Bahia, déterminante, qui pourrait en dire long sur le déroulé de l’histoire…

Après le report du départ initialement prévu, dimanche, tous les concurrents misaient sur un départ mercredi mais les fichiers météo décidemment bien capricieux ont parlé : on attend, dès ce soir, le passage d’un front très actif, raison pour laquelle le départ avait été reporté, les conditions à venir sont calmes voire trop calmes ! Il faut donc partir au plus vite au risque de se faire « empétoler » plusieurs jours dans le Golfe de Gascogne. Après le spectre d’une traversée de Golfe dans la baston, on redoute désormais l’exact inverse… Tout aussi délicat !

Vecteur Plus et ses 88 camarades de jeu quitteront donc les pontons du Bassin des Chalutiers à La Rochelle dès 7h00, demain matin pour rejoindre la zone de départ, au large de la Maison de Charente-Maritime. A 12h30 pétante, la flotte s’élancera en direction Madère avec un vent de secteur Nord/Nord-Est de Force 4 sur une mer clapoteuse. La bataille s’annonce sportive sur la ligne de départ aux vues des conditions et de l’impatience des coureurs. Tous le savent, il faudra partir vite et bien au risque de se faire rattraper par l’anticyclone à venir.

A bord de Vecteur Plus, c’est un Aloys Claquin « nouveau » qui s’apprête à prendre le large : « J’ai tiré toutes les conséquences de mes erreurs sur ma Transat 2005. A l’époque, je me lançais dans une aventure, aujourd’hui, je prends le départ d’une course et je l’ai préparé en tant que telle. Avec Ronan Lafaix, mon « coach », j’ai appris à me connaître, à anticiper mes émotions et appréhender toutes les situations. Par exemple, nous avions imaginé le report de départ, j’étais prêt à cette alternative et je l’ai abordé très sereinement. Cela n’a influé d’aucune manière sur ma concentration, mon état d’esprit d’avant course ».

Plus mature, plus calme, de l’avis de tous, Aloys a changé… Son objectif ? « Faire le mieux possible, ne pas avoir de regrets mais la sensation du travail bien fait à l’arrivée ».Impatient de prendre le large, le skipper de Vecteur Plus a d’ailleurs démontré hier toute sa détermination lors du Prologue. Après un superbe départ, il franchissait la première marque de parcours en 2ème position derrière l’espagnol Alex Pella sur Generalitat Valenciana et devant le nantais Adrien Hardy sur Brossard. Si la motivation était là, le vent a fait sérieusement défaut sur le plan d’eau rochelais et contraint l’organisation à annuler le parcours côtier.

Dans moins de 24h, les fauves seront lâchés ! Seul à bord de sa machine, Aloys ne pourra plus compter que sur lui même et sur tout le travail de préparation accompli depuis des mois. Tout reste à faire, tout reste à jouer…Une cartographie sera mise en ligne dès demain sur le site www.vecteurplus-sailingteam.com pour suivre au plus près le parcours d’Aloys Claquin et de son Mini Vecteur Plus.

Pour plus d’informations : www.vecteurplus-sailingteam.com
Et le magazine du 6.50 : www.mini-boat.com, www.minitransat6.50-vecteurplus.com, le Blog d’Aloys Claquin sur la Transat 6.50 (préparation, vidéos et photos…)

Vecteur Plus : Départ de la Transat 6.50 retardé

L’information est tombée à 16h30 ce samedi, le départ de la Transat 6.50 Charente-Maritime/Salvador de Bahia au Brésil, initialement prévu, ce dimanche à 11h, est décalé à mardi soir ou mercredi prochain en raison des mauvaises conditions météo dans le golfe de Gascogne. La direction de course joue donc la carte de la prudence après l’épisode malheureux de la dernière Transgascogne.

« Effectivement, explique Christian Dumard, météorologue, les fichiers prévoient le passage d’un front très actif dans la journée de lundi, suivi d’une dépression avec plus de 30 nœuds de vent mardi. Logiquement, le départ sera donné mercredi matin car il y aura encore pas mal de vent sur La Rochelle mardi. On assistera donc à un départ plus sportif ! ».

A la sortie du briefing, Aloys Claquin saluait la décision du Comité de course « C’est une décision respectable, et cela ne change fondamentalement pas grands choses hormis un peu de logistique. Cela ne servait à rien de nous envoyer au casse-pipe, il y a 89 bateaux et le niveau est assez hétérogène. C’est une superbe course, mieux vaut la faire dans de bonnes conditions. La bataille sur l’eau sera d’autant plus belle. »

En attendant, les 89 minis vont tout de même aller se dégourdir les jambes demain dimanche à 11h sur un prologue sous forme de régate en équipage entre Fort Boyard et La Rochelle. Le Vecteur Plus Sailing Team sera donc au complet puisque c’est l’équipage du 470 qui naviguera aux côtés d’Aloys. Un superbe spectacle en perspective…

Vecteur Plus : J-2 : A vos marques, prêt, feu…

Si on ne savait pas qu’Aloys Claquin prendra le départ de la plus « solitaire des Transats », on ne le croirait pas, tant, il brille d’un calme qu’il ne lui est pourtant pas légendaire. Alors qu’il s’apprête à parcourir 4 2000 milles nautiques en solitaire, le nantais affiche une sérénité à toute épreuve. A J-2 du grand départ, Aloys Claquin fait le point :

 

 Comment expliques-tu cet état d’esprit ?

 

La préparation de cette transat, je la résumerai en un mot : « rencontres ». Rencontre avec des personnages formidables, de belles histoires qui m’ont permis d’avancer dans le bon sens. Et j’ai tiré profit de mes erreurs lors de la Transat 2005… Aujourd’hui, c’est vrai, je suis serein, je vais participer à la plus belle course qui soit et ce dans les meilleures conditions.

Ceci je le dois à deux hommes : Jean-Philippe mon préparateur, l’ami de toujours, celui qui m’a fait faire mes premiers bords à la voile et qui travaille sans relâche depuis l’hiver sur Vecteur Plus. C’est un peu le préparateur globe-trotter ! Les transats, ça le connaît, il est donc à même d’anticiper mes besoins.

 

Enfin, j’ai travaillé avec Ronan Lafaix que l’on surnomme entre nous « mon gourou ». Il m’aide à comprendre qui je suis, à analyser mes réactions et mes émotions, le but étant d’établir une sorte de rituel à bord qui sera le même quelle que soit la situation. En cela, les exercices de sophrologie m’apportent énormément. Jusque là prendre mon temps était déjà compliqué, aujourd’hui, grâce à Ronan je prends le temps de m’écouter, de respirer ! L’essentiel sur une telle course est d’avoir conscience de ce que l’on fait, de nos erreurs comme de nos victoires… A partir de là, pas de surprises ! Et un moral au beau fixe.

 

Dans les starting-block, donc…

 

Evidemment ! Le bateau et le bonhomme sont prêts : il n’y a plus qu’à prendre le large. Pour le moment, je me concentre sur ma nav, guette les fichiers météo, et je m’octroie une heure de natation par jour.

 

Justement que nous réserve Dame Météo pour le départ de cette 30ème édition ?

 

Des conditions idéales ! Pas trop de vent sur la ligne ce qui est plutôt pas mal lorsqu’on est 89 fous furieux à s’élancer Puis ça va forcir petit à petit dans le golfe de Gascogne et au passage de Cap Finisterre avant de mollir à nouveau légèrement.

 

89 minis pour 4 200 milles de course et un podium, qu’est ce qui peut faire la différence à l’arrivée ?

 

Je suis sincèrement persuadé que c’est le mental, le dynamisme du marin et surtout celui qui restera calme et concentré jusqu’au bout. Je pense que c’est plus important que le bateau en lui même. On verra bien à l’arrivée…

 

Bahia est encore loin, quels sont tes petits « réconfortants » à bord ?

 

C’est un peu original mais mon gri-gri à bord est un saucisson corse que me donne ma grand-mère avant chaque course. Sinon un petit carré de chocolat de temps en temps cela fait du bien. Mais ma « drogue », c’est plutôt la musique, rien de tel pour garder le moral ! Wagner au près dans 40 nœuds, James Brown dans la pétole, un bon morceau de rap quand je en suis pas content de moi, un peu de jazz au réveil et Edith Piaf pour accompagner un coucher de soleil. »

 

Ils seront 89 à se disputer le titre suprême, celui que tant d’autres «grands » ont décroché depuis 30 ans. Une superbe édition 2007 en perspective, une édition anniversaire, un nombre record de participants, 16 nationalités et toujours plus de belles histoires à l’arrivée. A Aloys désormais, d’écrire son histoire à bord de son Vecteur Plus en faisant tout pour que ce soit la plus belle, celle que l’on retienne…

Pierrick Lainé, @DOC Solutions et les plantations bananières Ivoiriennes au départ de la Transat 6.50

Dimanche 16 septembre à 11h, Pierrick Lainé prendra le départ de la Transat 6.50 2007 à bord du prototype Wanit@DOC. C’est un véritable rêve pour le propriétaire du mini qui participe là à sa première Transat 6.50. En 2005, @DOC Solutions avait rejoint le Vecteur Plus Sailing Team, aujourd’hui, c’est sous le nom de Wanit@DOC que Pierrick Lainé va s’élancer.

Participer à la Transat 6.50 est un rêve de gosse pour ce malouin de 35 ans. Sa passion pour la voile naît autour du Bassin Vauban à St Malo au départ d’une Route du Rhum. Pierrick se lance dans la compétition en 1992 sur un First Class 8 et se promet déjà d’acquérir au plus vite son propre bateau. En 2003, il acquiert ce plan Magnan dessiné dans les années 90, le début d’une belle aventure.

Ce passionné a pourtant un parcours atypique puisqu’il vit en Côte d’Ivoire où il gère une plantation bananière. C’est donc en amateur qu’il s’élancera sur ce parcours mythique. 4 200 milles nautiques en solitaire, cela ne s’improvise pas… Malgré son métier Pierrick s’est longuement préparé : « Je me suis fixé un programme sur 4 ans, acquérir un bateau, faire des courses en double puis en solo et enfin participer à la Transat 6.50 » explique Pierrick, cette Transat, je l’attends depuis toujours, je l’ai toujours eu dans la tête, je l’ai mille fois imaginée et aujourd’hui, le rêve devient réalité. Etre, ici dans le Bassin des Chalutiers parmi toute la flotte, c’est déjà une première étape pour moi ! »

Quel est ton objectif sur la Transat ?

« Mon objectif est d’arriver au bout, de pouvoir me dire « je l’ai fait ! » mais tout en ayant la sensation du travail bien fait. Je relève avant tout un challenge personnel, c’est un peu mon Vendée Globe à moi, sur des bateaux 3 fois plus petit mais bon… Toute cette aventure est déjà grandiose pour l’amoureux de voile que je suis ».

A 3 jours du départ, la pression monte… ?

"Je suis gonflé à bloc et impatient d’y aller. C’est comme si j’allais m’attaquer à un gros gâteau ! Non sans rire, il n’y a pas de pression à avoir, j’ai la chance d’avoir deux supers partenaires à mes côtés : @DOC Solutions avec la logistique du Sailing Team Vecteur Plus et plusieurs plantations de bananes de Côtes d’Ivoire. Ni l’un ni l’autre ne me mettent la pression. Participer à la Transat c’est un peu la cerise sur le gâteau pour @DOC Solutions, c’est la conclusion d’un partenariat mis en place, il y a 3 ans. Quant aux « bananes de Côtes d’Ivoire », c’est plus un coup de cœur qu’un partenariat. Ils ont pris conscience de la dimension humaine de ce projet et ont tenu à me soutenir. Je ne les remercierai jamais assez… »

Où en es-tu dans la préparation de ton mini ?

"Je suis prêt, je pense que je vais enfin pouvoir me concentrer sur le reste comme la météo par exemple ! J’essaye en général de revenir en France quatre fois par an pour me consacrer à la préparation du bateau. En mars, nous avions fait un bon chantier à La Trinité sur Mer. Changement du bout dehors, jeu de voiles neuf et pas mal d’entretien… Il n’est plus tout jeune ce bateau, mais il avance encore bien ! Il est certain que par rapport aux avions de chasse actuels, il va falloir s’accrocher mais on ne fait pas vraiment la même la course. Non ? »

Sa course, elle commencera comme pour ses 88 camarades de jeu, dimanche à 11h au large de La Rochelle. Le départ d’une grande aventure tant attendue de 4 200 milles sur laquelle il faudra se battre. De La Rochelle aux Côtes Ivoiriennes, il y aura beaucoup d’émotion dimanche au moment du coup de canon libérateur.

A propos de @DOC solutions - www.adoc-solutions.eu

La société @DOC Solutions est une société informatique créée en 1996 et spécialisée dans les technologies de Reconnaissance Documentaire (LAD / RAD), de Gestion Électronique de Documents (GEIDE), de mise en œuvre de processus de dématérialisation et de circulation de l'information (workflow). Certifié Autorité d’enregistrement depuis 2005, @DOC Solutions délivre les certificats électroniques pour sécurisé légalement les échange documentaires (appels d’offres, factures…)

Avec plus de 1000 sociétés équipé sur le territoire national, @DOC Solutions est le leader dans la mise en œuvre de solution de traitement et de dématérialisation des appels d’offres.

@DOC Solutions fait partie du groupe Vecteur Plus, spécialisé dans la veille commerciale, et notamment la veille d’appel d’offres.

@DOC Solutions - Parc d’activités des Grésillières - 1 bis avenue Jules Verne - 44230 Saint-Sébastien sur Loire - 02 28 21 06 06
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Responsable Communication : Jean-Sébastien Wagner

J-4 : Vecteur Plus : Fera-t-il beau dimanche ?

Cet été, françaises et français d’ici ou de là n’avaient qu’un seul mot à la bouche : la météo ! Sans aucun doute le sujet de discussion le plus à la page depuis des mois (hormis le départ de La Transat 6.50 bien entendu…), « fera-t-il beau demain ? » a été la question récurrente de l’été. Alors, il n’y a pas de raison, Aloys Claquin, skipper du Mini Vecteur Plus et Christian Dumard, son météorologue n’y échapperont pas. « Messieurs quel temps fera-t-il pour le départ de la Transat 6.50 2007, dimanche prochain ? »

Pour Aloys, la météo a été une de ses grandes préoccupations ces derniers mois : non pas pour connaître le temps qu’il fait du côté Saint-Philibert et s’improviser une petite baignade, mais bien pour appréhender le parcours de 4 200 milles nautiques qui l’attend pour rejoindre Salvador de Bahia au Brésil à bord de son Mini 6.50.

« La météo fut vraiment une priorité dans ma préparation, nous allons faire face à deux systèmes profondément différents, celui de l’hémisphère nord et sud, or, nous ne disposons d’aucun système de routage, seules deux vacations par jour seront transmises par VHF. Depuis cet hiver, je suis donc une formation aux côtés de Christian Dumard » explique Aloys.

« C’est un très bon élève, se réjouit Christian Dumard, il est très attentif et avide d’informations. Tous les deux, nous avons surtout réalisé un travail d’interprétation des fichiers météo et envisagé les scénarii les plus probables. Une transatlantique comporte des passages obligatoires et souvent déterminants, la clé étant de savoir et surtout de pouvoir anticiper la météo afin de gagner du temps et être plus performant »

Le golfe de Gascogne, l’amerrissage sur Madère, le passage de l’archipel des Canaries, les Alizés, l’archipel du Cap Vert, le Pot au Noir et enfin l’arrivée sur les côtes brésiliennes, tout autant de zones stratégiques, semées d’embûches qu’il faudra aborder au mieux pour atteindre dans les plus brefs délais la douceur de vivre bahianaise et s’octroyer alors un repos bien mérité.

Mais trêve de plaisanterie : tee-shirt ou K-way pour le départ de la Transat 6.50, dimanche à La Rochelle ? « Nous serons a priori sous l’influence d’un anticyclone avec un temps plutôt ensoleillé. C’est dans un flux de Nord-Est d’une dizaine de nœuds que l’on devrait se lancer mes 88 camarades et moi sur notre terrain de jeu favori », précise Aloys.

Et pendant ce temps là pour nous terriens…

Une cartographie du parcours est mise en ligne dès demain sur le site www.vecteurplus-sailingteam.com afin de suivre au plus près la course d’Aloys. Un suivi réalisé par Hauwell Studios et Géovoile qui propose l’ensemble des singularités qui ont fait le succès de leurs cartographies : richesse et simplicité des fonctions de zoom et de déplacement, lisibilité des prévisions météo et lecture animée de la progression du bateau.

Vidéos et banques d’images sont disponibles sur demande auprès de Soazig Guého et Léa Launay (contact ci-dessous).

Pour plus d’informations : www.vecteurplus-sailingteam.com
Et le magazine du 6.50 www.mini-boat.com
www.minitransat6.50-vecteurplus.com, le Blog d’Aloys Claquin sur la Transat 6.50 (préparation, vidéos et photos…)

Contacts presse : Mille & une vagues
Léa Launay : 06 77 13 19 80 – Soazig Guého : 06 62 08 75 44
@ : presse@milletunevagues.com

Vecteur Plus : A J-6 de la Transat 6.50, la pression monte

Dans 6 jours, les dés seront jetés, le départ sera donné et Aloys Claquin, seul à bord de son Mini 6.50 Vecteur Plus. Ce coup de canon libérateur, Aloys l’attend avec impatience, après des mois et des mois de préparation, l’appel du large est plus fort que tout. En attendant, c’est à un programme très chargé, que s’attaque le jeune skipper de Vecteur Plus.

La pression monte du côté de Nantes… Ce lundi, Aloys Claquin passera une dernière fois au siège de Vecteur Plus pour une « dernière explication de texte ». L’occasion de remercier les salariés qui le suivent tout au long de l’année. « C’est génial de sentir toute une équipe derrière soi, ils sont très demandeurs et déjà très au point sur certains détails de la course. La voile est vraiment un sport très fédérateur » se réjouit Aloys. Durant cette saison 2007, la société a même organisé une chasse au trésor interne avec une énigme à résoudre à chaque course d’Aloys. « C’est la clé de la longévité de ce partenariat, une collaboration très professionnelle dans une ambiance chaleureuse.»

Jeu de questions/réponses, projection de films, explication du déroulé de la dernière semaine de préparation, l’intérêt et le rôle de Vecteur Plus dans cette grande aventure, son challenge personnel…. Aloys Claquin a tout dévoilé à ces supporters de la première heure. « Je leur dois beaucoup à tous… Ils s’investissent sans limites pour mon projet. Sans Vecteur Plus, la Transat 6.50 serait toujours un rêve à réaliser pour moi. Aujourd’hui à 6 jours du départ, je suis dans le vif du sujet. Il était naturel de venir les remercier, les saluer avant de retourner à La Rochelle et de me concentrer sur la course ».

De retour dès ce soir, au Bassin des Chalutiers à La Rochelle où son mini 6.50 est amarré depuis mercredi dernier, le nantais ne devrait pas chômer. « C’est vrai que tout s’accélère, la pression monte forcément mais c’est une bonne pression. Mon coach et mon météorologue me rejoignent aujourd’hui, Jean-Philippe, mon préparateur peaufine les derniers détails sur le bateau… Bref, je suis bien entouré pour partir dans de bonnes conditions, c’est le plus important. Durant l’année nous avons essayé de tout prévoir afin que je puisse prendre le départ le plus sereinement possible sans les mauvaises surprises de dernière minute. »

Dimanche 16 septembre à 11h sur la ligne de départ au large de Fort Boyard, Aloys le sait bien, ils seront nombreux à retenir leur souffle, les yeux rivés vers le large ou sur leurs écrans d’ordinateurs pour suivre la folle aventure d’une « coque de noix de 6.50m » déterminée plus que jamais à traverser l’Atlantique…

Vecteur Plus : J-10 avant la grande aventure

A 10 jours du coup d’envoi de La Transat 6.50 Charente-Maritime/ Bahia (Brésil) 2007, Aloys Claquin et son Vecteur Plus sont dans les starting blocks ! Dans la vie d’un « ministe », la Transat 6.50 est le point d’orgue d’une saison, voire même de plusieurs années… Aujourd’hui, plus déterminé que jamais, le jeune nantais s’élance sur cette épreuve mythique pour la deuxième fois consécutive avec la rage au ventre. Dimanche 16 septembre prochain à 11h, ils seront 84 minis sur la ligne de départ pour une 30ème édition qui promet d’être haute en couleurs.

Du sport, de l’aventure et de l’émotion, voilà bien ce qui caractérise cette course, LA Course, celle qui fait rêver tous les « ministes ». Passage incontournable de la course au large, les plus grands s’y sont frottés, essayés, l’ont gagnée ou tout simplement terminée. En soufflant cette année ses 30 bougies, ce sont tout autant de souvenirs, de récits de marins et d’aventures qui font que la Transat 6.50, anciennement Mini Transat, possède cette saveur si particulière…

Une aventure solitaire longue de 4200 milles nautiques.

« Le parcours de la Transat 6.50 est extrêmement complexe mais aussi tellement intéressant. Il y a un grand nombre de passages clés durant lesquels la course peut à chaque fois redémarrer… C’est ce qui fait la richesse et l’attrait de cette épreuve» explique Aloys.

Un départ devant le célèbre Fort Boyard à La Rochelle pour 1100 milles nautiques jusqu’à Funchal (Madère) en passant par le golfe de Gascogne et toute la complexité qui en découle. Suivra ensuite le passage de Cap Finisterre, qui est toujours un grand moment dans la vie d’un marin puis la descente le long des côtes espagnoles.

La 2ème étape Funchal – Salvador de Bahia au Brésil et ses 3100 milles de course, avec le passage des Iles Canaries, de l’Archipel du Cap Vert et le redouté Pot au noir, zone de transition météorologique très instable puis une longue glissade vers Salvador de Bahia : le terminus tant attendu de ces 4200 milles de course infernale.

J’ai hâte de repartir…

« Participer à la Transat 6.50 est un véritable aboutissement pour moi. Depuis mon abandon sur la deuxième étape suite à une avarie de mes deux safrans lors de l’édition 2005, je n’ai qu’une seule chose en tête : repartir ! Retrouver cette harmonie entre le skipper et le bateau, se battre avec soi-même et avec les autres… ».

Avec un joli début de saison dans son sillage (2e de la UK Mini Fastnet, 4e de la Mini Lions et 2e de la Mini Solo) et une préparation sans relâche, le skipper nantais a mis toutes les chances de son côté pour appréhender le plus sereinement possible cette aventure océanique. « Je n’ai jamais été aussi « zen » avant une course, j’ai réalisé un gros travail de concentration de préparation mentale. Je pense réellement que sur une telle distance, le moral joue beaucoup et fait la différence à l’arrivée. Quant au bateau, il a subi beaucoup de modifications au long de l’année et tout a été validé dans les meilleures conditions au cours de mes nombreux entraînements ». En attendant, l’heure est aux diverses visites médicales, contrôles de jauge et autres formalités avant le grand saut.

Amarré depuis mercredi matin aux pontons de La Rochelle, le Mini 6.50 Vecteur Plus est fin prêt à réaliser le rêve de gosse de son jeune skipper : rejoindre au plus vite la douceur de vivre de Salvador de Bahia au Brésil, à la barre d’un si petit bateau…

Pour plus d’informations : www.vecteurplus-sailingteam.com
Et le magazine du 6.50 www.mini-boat.com
www.minitransat6.50-vecteurplus.com, le Blog d’Aloys Claquin sur la Transat 6.50 (préparation, vidéos et photos…)